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Article paru dans la Gazette des armes n° 538 février 2021

Soyez gentil avec madame !

lundi 1er mars 2021, par Jean-Jacques BUIGNE président de l’UFA

Il y a quelques temps, nous écrivions dans la Gazette : « Il est dans l’air du temps de donner toujours raison aux femmes. Dans un contexte passionnel, pour obtenir un divorce pour faute, ou simplement la garde des enfants, les femmes ont de plus en plus tendance à dénoncer leurs époux pour détention d’armes, même si elles sont toutes détenues légalement. Ou simplement inventer une quelconque menace avec arme. A tel point que Marlène Schiappa [1] veut faire introduire dans la loi « un retrait des armes dès le premier dépôt de plainte contre le mari dénoncé (à tort ou à raison) pour violence conjugales. Et cela sans attendre de jugement. »

Cette disposition est bien rentrée dans la loi et, depuis juillet 2020, le Code de Procédure Pénal a été modifié :
« Lorsque l’enquête porte sur des infractions de violences, l’officier de police judiciaire peut, d’office ou sur instructions du procureur de la République, procéder à la saisie des armes qui sont détenues par la personne suspectée ou dont celle-ci a la libre disposition, quel que soit le lieu où se trouvent ces armes. » Pour perdre ses armes, il suffit simplement de l’ouverture d’une enquête et rien de plus !

Dans un communiqué de presse récent, le Ministre de l’Intérieur a adressé aux préfectures une note dans laquelle il demande de questionner systématiquement les personnes présentes et les victimes sur la présence d’armes, de vérifier les antécédents judiciaires – y compris mains courantes – des demandeurs de détention d’arme et de porter une attention toute particulière aux situations de violences intrafamiliales déjà connues des services afin de vérifier une éventuelle détention d’armes à feu par les auteurs.

Abusif : Il suffit que madame déclare aux gendarme : « je sais qu’il possède des armes, j’ai peur... » et c’est immédiatement la saisie.

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La détention d’armes est souvent employé pour nuire au conjoint dont "madame" veut divorcer. C’est son « talon d’Achille ».

Ainsi, il est étonnant que Frédérik Limol, tueur de 3 gendarmes à St-Just fin décembre 2020, ait pu garder ses armes et que les plaintes de son ex-femme pour violence et abandon de famille ait été classées sans suite, il aurait dû être dessaisi immédiatement !

Depuis cette affaire, les gendarmes démarchent les armuriers pour savoir s’ils ont des clients survivalistes. Alors pourquoi ne pas signaler tous les anciens de l’armée qui ont reçu chacun une formation pour « l’exercice de la violence armée ? » cela risque de faire beaucoup de monde.

On voit qu’il ne sert à rien de stigmatiser les détenteurs d’armes de loisir et d’en faire des citoyens à part au risque de les rendre inégaux par rapport au reste de la population.
Rel. L- 23/03/21

 

[1Secrétaire d’État à l’Égalité entre les hommes et les femmes,

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