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Covid 19 : Armureries fermées.

mercredi 29 avril 2020, par Jean-Jacques BUIGNE président de l’UFA

Les armureries ne figurent pas dans la liste des entreprises de première nécessité que l’État a autorisé à rester actives pendant le confinement. Mais elles sont autorisées à continuer leur activité pour leurs livraisons et le retrait des commandes1. Pour cela, elles disposent de deux solutions légales :

La VPC (Vente Par Correspondance).

Ce mode de commerce est très encadré par la loi, sous le nom de « Vente à Distance ». Les colis doivent être anonymes et ne porter aucune mention permettant de deviner le contenu. Les armes des catégories A et B sont démontées en deux parties qui sont expédiées dans des colis remis contre signature, à 24 heures de distance.
Durant cette période de confinement, la remise des colis postaux contre signature se fait « sans contact » c’est-à-dire sans signature matériellement recueillie, mais en conservant un suivi parfaitement réalisé et offrant toute sécurité. Le ministère a tranché en estimant que cette méthode « est réalisée selon le guide des précautions sanitaires en vigueur »et reste conforme à la règlementation. Inutile de dire que beaucoup d’armuriers se sont abstenus d’expédier des armes des catégorie A ou B se contentant d’expédier des armes de catégorie C ou D. Voir article.
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Tout récemment, La Poste a fait savoir qu’elle interdisait les colis « non mécanisables », c’est-à-dire ceux dont au moins une dimension excède 1 mètre. Si elle maintient cette interdiction, il n’y aura plus de possibilité d’envoyer des armes d’épaule durant la période de confinement. Or, il est de l’intérêt de tous : vendeurs, acheteurs et ministère des finances, que tous les moyens compatibles avec les règles sanitaires soient mis en œuvre pour permettre au pays de continuer son activité, afin de limiter les effets économiques, déjà lourds, du confinement.

Le drive en matière d’armes.

Sur le modèle de la grande distribution, certains armuriers ont eu l’idée, comme beaucoup d’autres commerçants (les magasins de bricolage entre autres) de continuer leur activité sous la forme d’un « drive ». Il s’agit pour eux de vendre le matériel qu’ils ont en stock pour satisfaire les tireurs qui veulent profiter du temps qui leur est donné par le confinement, pour procéder, par exemple, au rechargement de leurs cartouches ou à l’entretien de leurs armes. Ceux qui n’ont pas de site Internet travaillent par téléphone ou par mail. Le règlement se fait par carte bancaire ou virement à la prise de commande. Ainsi, la santé de chacun est préservée ! Mais le ministère a interdit formellement que la livraison s’effectue à la grille du magasin, c’est-à-dire que le client aille vers l’armurier, il faut que ce soit le contraire. Reste donc à utiliser les services d’un transporteur ou la livraison à domicile par l’armurier lui-même.
Ainsi le drive aura été une fausse bonne idée !

Concernant la livraison d’armes par l’armurier lui même, le SCA communique qu’il « ne peut délivrer une autorisation de principe pour des livraisons d’armes à domicile. L’état d’urgence sanitaire actuellement en place repose en effet, dans ses textes et dans son esprit, sur la limitation des déplacements professionnels à ceux qui ne peuvent être différés et aux livraisons directes de produits "dits essentiels", provenant des commerces ayant l’autorisation d’ouverture.
Dès lors la livraison d’arme devrait emprunter les circuits logistiques en place. En tout état de cause, l’armurier qui se déplacerait directement pour assurer cette livraison pourra avoir à s’expliquer et se justifier en cas de contrôle. En dernier lieu, c’est l’appréciation du policier ou gendarme sur l’opportunité du déplacement qui comptera sans que puisse être opposé une doctrine nationale. »


- Voir article sur les transports d’armes durant la pandémie.

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