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Fusils semi-automatiques (FSA) MAS 44 et MAS 44 Type A, type B et Type C, calibre 7,5mm MAS.

vendredi 2 février 2018

Après l’invasion de la zone libre par les forces allemandes en 1942, certains employés de la manufacture d’armes de Saint-Étienne s’employèrent à soustraire à l’occupant les prototypes et les plans des fusils semi-automatiques MAS 1938-40 et 1940.
Sous l’occupation, certains techniciens et ingénieurs, continuèrent à travailler clandestinement sur les projets interrompus par la défaite de 1940. Ils parvinrent ainsi à mettre au point une version améliorée du MAS 1940. Dès la libération de Saint Étienne, la MAS organisa la production de l’arme conçue sous l’occupation : qui fut appelée MAS 44.

Le MAS 44, ne fut toutefois adopté par l’armée de terre mais la marine nationale en commanda 6200 exemplaires pour en équiper ses unités amphibies et ses commandos, engagés en Indochine
L’armée de terre ayant exigé que son futur fusil semi-automatique soit doté d’une hausse réglable en dérive, d’un système de lancement des grenades à fusil modèle 1948 et d’un rail pour le montage d’une lunette, la MAS produisit quelques exemplaires de MAS 44 modifiés selon ces exigences, qui furent appelés « MAS 44 Type A ».
Des prototypes, dotés d’organes de visée ouverts furent également fabriqués pour les essais, sous les noms de « MAS 44 Type B » et de « MAS 44Type C ».
Les essais effectués par l’armée de terre , aboutirent quelques années plus tard à l’adoption d’une arme très proche du MAS44 Type A, qui fut appelée « FSA (fusil semi-automatique) MAS 49 ».

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Le FSA MAS 44

Fabriqué seulement à 6200 exemplaires, le MAS 44 est aujourd’hui une arme rare, car beaucoup d’exemplaires furent perdus ou détériorés en Indochine et les MAS 44. Par ailleurs, les exemplaires survivants ont été soit détruits par la Marine Nationale, après l’abandon définitif des armes en calibre 7mm peu avant l’an 2000. Les MAS 44 Type A, B et C sont encore plus rares, car ils n’ont jamais dépassé le stade du prototype ou de l’arme d’essai.

Compte tenu de cette rareté, le classement en catégorie D2 de ces armes rares, illustrant la résistance à l’occupant, du personnel de nos manufactures d’armes pendant la seconde Guerre Mondiale et la renaissance de notre industrie d’armement à la
Libération serait-il pleinement justifié !

 

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