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Pourquoi l’État ment-il ?

dimanche 9 janvier 2022, par Jean-Jacques BUIGNE président de l’UFA

Le Ministre de l’Intérieur avait déclaré dès le mois d’avril 2021 « Je proposerai très prochainement d’interdire l’acquisition et la détention des armes de guerre transformées qui sont aujourd’hui en circulation ». La raison était le drame du Puy-de-Dôme au cours duquel trois gendarmes avaient été tués par un forcené le 22 décembre 2020.

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Rideau de fumée

Les familles des gendarmes ont demandé une reconstitution. Celle-ci a d’abord été refusée par le juge d’instruction alors que le procureur de la république de Clermont-Ferrand avait affirmé qu’il soutiendrait la demande de reconstitution. Nouveau refus par la chambre d’instruction de Riom. Les familles des militaires de la brigade d’Ambert sont dans l’incompréhension. « C’est quand même très particulier que l’institution judiciaire veuille clore ce dossier sans faire de reconstitution alors qu’elle est demandée par l’intégralité des parties civiles » déclarait leur avocat.
Les parties civiles estiment que les circonstances de ce drame sont trop floues et elles envisagent de porter plainte contre un potentiel dysfonctionnement de la gendarmerie. Il a été décidé de contester la décision de refus devant la Cour de cassation.

Pourquoi ?

Le forcené de St Just était un tireur sportif, déjà connu pour des faits de violence. Il est surprenant que :
-  bien que légalement détenues, ses armes n’aient pas été confisquées bien plus tôt,
-  sachant l’individu armé et violent, qu’on ait envoyé sur place une simple patrouille de gendarmerie et non une équipe d’intervention spécialisée genre GIGN ou autre. [1]
Il ressort de l’enquête que l’arme utilisée ait été un clone d’AR15 en calibre .300 Whisper et non un M16 A1 militaire transformé en semi-automatique.
Peut-être craint-on que l’interdiction des A1-11, pour laquelle ce malheureux fait divers a servi de prétexte, perde toute sa justification ?

Des armes qui circulent

Tout le monde sait qu’il est possible d’acheter des armes full auto dans des pays de l’Est, les prix varient de de 500 à 1 000 €. Mais ce qui est cocasse, c’est le témoignage d’un de nos adhérents qui dit : « J’habite entre un quartier « chaud » et un commissariat. J’entends de temps en temps des essais de « full » très courts... tout cela couvert par des pétards rafales qui sont censés dissimiler le bruit. Mais quand on a l’oreille, il est facile de faire la différence entre la poudre noire des pétards et le son de l’arme moderne... Essais avant la vente ou entretien du stock ?
Il est évident que les « bandits » ne vont pas s’embêter à rafistoler un C96 ou un M14 pour les remettre en full-auto. »


Rubrique qui raconte la saga des armes de catégorie A1-11° sacrifiés pour la bien-pensance.

Rel. L- 20/12/21

 

[1Les unités d’intervention spécialisées ont vraisemblablement été sollicitées dans un délai trop tard par rapport à l’alerte. Mais il faut reconnaitre que l’incendie de la maison avec la compagne sur le toit ne permettait pas d’attendre et ou du moins d’agir de telle façon à isoler le tireur pour réaliser une approche sécurisée du lieu permettant aux sapeurs-pompiers d’agir en sécurité. La conjonction de l’action du tireur et de l’insécurité de la dame a pu favoriser un effet tunnel pour les gendarmes et faire perdre la notion de leur propre sécurité d’intervenant.
En principe l’intervention du GIGN, et ou d’une de ses Antennes GIGN, résulte d’une demande de concours exprimée par le commandant de la gendarmerie du département concerné dès lors qu’il estime que la situation apparaît dépasser ses deux premiers niveaux de compétence (Brigade - Psig) En fonction de l’exposé de la situation rencontrée le GIGN détermine le niveau d’intervention souhaitable, la nature des moyens à y appliquer.
L’Antenne GIGN, située géographiquement au plus près des faits peut être appelée à renforcer la sécurité du dispositif initial, à intervenir seule ou à préparer l’intervention du GIGN, tout en état en mesure de déclencher une action sous le signe de l’urgence si la situation s’aggrave et met en péril une ou des vies humaines.
Dans les 30 minutes qui suivent leur alerte les militaires du GIGN et de l’antenne GIGN de Dijon ont quitté leur caserne après avoir rassemblé le personnel d’astreinte, chargé les équipements, matériels, armements utiles. Le délai de vol du GIGN et celui du déplacement routier de l’antenne de Dijon, celui du transfert des impedimenta au départ et à l’arrivée aux terrains d’aviation, peut être estimé entre 3 h 20 et 3 h 50 après l’alerte. L’interview d’un officier du GIGN par Bfmtv laisse envisager qu’à leur arrivée sur place les trois gendarmes étaient morts et que leur rôle s’est orienté vers la recherche du tireur

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