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La Gazette des armes du mois de février 2026

mercredi 28 janvier 2026

La Gazette des armes n°593 du mois de février 2026 sera disponible dans les kiosques dans quelques jours. Préparez vous à bondir chez votre distributeur de presse. Ou vous pouvez commander ce numéro à la librairie du collectionneur lorsqu’il aura été mis en ligne.

L’édito du mois : L’AUTRE FACE DU MYTHE

Quand on prononce « Winchester », chacun voit aussitôt le levier de sous-garde, la 1866 « Yellow Boy », la 1873 et l’imaginaire de la Frontière. Pourtant, notre dossier du mois révèle un chapitre bien plus discret — et autrement plus rare : celui des revolvers marqués (ou pensés) Winchester. Non pas une gamme industrielle comme Colt ou Smith & Wesson, mais une suite d’essais, de maquettes et de prototypes, conçus entre 1872 et 1884 dans un climat de concurrence féroce, où l’innovation sert aussi d’arme commerciale.
L’enjeu est considérable. Au début des années 1870, l’expiration du brevet Rollin White ouvre à tous le monde du barillet foré, tandis que S&W impose ses « top break » à extraction simultanée. Winchester, déjà maître du marché des carabines, entre dans l’arène du revolver en débauchant des talents chez S&W. Objectif : rechargement plus rapide, cartouches puissantes, et — rêve ultime — une « panoplie » arme d’épaule/arme de poing dans une munition commune. Pourquoi, dès lors, ces revolvers n’ont-ils pas envahi l’Ouest ? Parce que l’histoire des armes est aussi celle des bilans comptables. La « guerre  » Colt-Winchester connaît peu à peu une montée en puissance : Colt adapte son SAA au .44-40 pour capter les utilisateurs de Winchester 1873 ; Winchester riposte, recrute William Mason, met au point des prototypes prêts à industrialiser… puis survient une trêve discrète en 1884, chacun revenant à son terrain de force.
Pourtant, au fil de ce dossier, on comprend que les revolvers Winchester ne sont pas des curiosités marginales : ce sont des jalons, des laboratoires, des témoins de la Gun Valley et de ses coups bas comme de ses éclairs de génie. Pour le collectionneur, c’est une chasse au trésor ; pour l’historien, une leçon d’innovation.

En vous souhaitant une excellente lecture. Paul Villatoux rédacteur en chef.

Au sommaire du numéro de février 2026 (cliquez pour le voir en grand).