Un tout autre débarquement a secoué, le 20 juin, ce musée. Des hommes de la direction des douanes de Rouen pénètrent dans l’établissement, et, selon un des employés, se mettent à jouer avec des balles rebondissantes, essaient des vêtements exposés, se poursuivent avec de la peinture de camouflage, tout en racontant leurs exploits alcoolisés de la veille. Puis emportent de nombreuses armes exposées.
Sous son sarrau, on aperçoit un pantalon tropical spécifique à la Luftwaffe, de coupe ample de façon à être resserré au niveau des chevilles. Il est chaussé de bottes de saut en cuir.
Le FG42 que porte notre homme pouvait être utilisé comme un fusil ou une mitrailleuse légère selon les besoins.
La détention non neutralisée du FG 42 était conforme à l’article 32 du décret du 6 mai 1995, cela n’a pas empèchée la douane de repartir avec l’arme, l’autorisation et le registre.
Le directeur du Musée à ameuté tout le monde, administration, ministres, musées, hommes politiques régionaux. Bref nous allons entendre parler de cette histoire.
Après la saisie d’armes dans le musée du secteur d’Utah Beach, dans la Manche, les Douanes révèlent qu’elles n’étaient pas neutralisées. Vive réaction du directeur du musée.
Silencieuses hier, les Douanes de Rouen ont accepté, après accord du parquet de Coutances chargé des suites judiciaires, de lever le voile sur la saisie effectuée le 20juin au musée « Dead man’s corner » de Saint-Côme-du-Mont, dans la Manche. « Nous avons découvert quinze armes de poing et d’épaule qui n’avaient pas été neutralisées. Elles sont en parfait état de fonctionnement », indique Stéphane Dubois, directeur de la section Opérations douanières de Rouen. « Nous avons également trouvé des explosifs et des engins explosifs : grenades, mine, détonateurs et des centaines de balles. Tous sont actifs. » L’article de Ouest France
| L’intervention des Douanes dans l’établissement est vivement critiquée par son directeur, Michel De Trez. Il vient d’expédier un courrier au préfet de la Manche pour réclamer la restitution des objets saisis, « dont un fusil très rare, FG 42 de parachutiste, fabriqué à quelques exemplaires seulement et d’une valeur de 40 000 €. » Furieux d’avoir été perquisitionné, Michel De Trez se plaint auprès du préfet des méthodes employées par les douaniers. |
– Lettre du Musée au Préfet et aux personnalités
– Pétition en faveur du Musée organisé par les supporters du Musée.



