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Gazette des armes, Juin 2007

Etat de grâce

Les collectionneurs écrivent au nouveau président

mardi 5 février 2008, par Jean-Jacques BUIGNE président de l’UFA

L’élection d’un président de la République est toujours un moment d’espoir pour notre communauté d’amateurs d’armes. Nous quittons ce que nous connaissons et nous espérons que le nouveau chef de l’Etat fera mieux que l’ancien. Sauf quand on connaît l’hostilité aux armes d’un candidat à la magistrature suprême, comme fut le cas du candidat Jospin en 2002 qui nous promettait, s’il était élu, une réglementation drastique en matière d’armes. Avec cette nouvelle période qui commence, les collectionneurs espèrent qu’ils seront enfin reconnus et qu’ils pourront vivre en toute quiétude leurs passions pour l’Histoire et la sauvegarde du Patrimoine.

Notre nouveau président Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, nous avait bien compliqué la vie avec la LSI qu’il avait fait voter en mars 2003 et en promulguant le décret du 23 novembre 2005 contenant des dispositions plus restrictives. Si l’équipe Jospin-Vaillant avait réduit le commerce des armes, la loi de 2003 en a considérablement compliqué l’acquisition en l’encadrant strictement par la présentation du permis de chasser ou de la licence tamponnée du cachet du médecin attestant de l’état de santé psychique du chasseur ou du tireur sportif.

Nous avions alors communiqué avec Nicolas Sarkozy mais sans aucun résultat concernant les armes de collection. Mais il se fait, qu’en mars dernier, encore ministre de l’Intérieur, il a écrit à son homologue allemand à propos du projet de révision de la Directive européenne sur les armes soulignant qu’il « contient notamment des propositions d’amendements qui ont suscité l’émotion légitime du milieu des chasseurs et des tireurs sportifs en France ». Dans ce courrier, il affirme son opposition à la réduction des catégories à deux : les armes interdites et les armes autorisées. Nous prenons ce courrier comme un acte positif à l’égard des armes.

Il semble qu’aujourd’hui, dans l’administration française, il y ait de la bienveillance à l’égard des armes ancienne de collection. On le constate notamment, à propos de la révision de la directive, lorsqu’on lit dans une note qui réclame un assouplissement à propos de la liste des armes exemptées (les armes rares) : « pour tenir compte des réalités et ne pas susciter un émoi démesuré dans le milieu des collectionneurs, notamment dans le contexte national actuel ». Dans cette phrase, il faut prendre conscience de notre poids électoral.

Nous avons donc décidé d’écrire au nouveau président, qui nous a fait répondre par sa Ministre de l’Intérieur, affaire classée sans suite...

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