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Canada

Le ridicule du registre d’armes a feu

Publié dans le Quoditien le 6 avril 2006

mercredi 6 février 2008, par UFA

Le collègue chroniqueur chasse et pêche au Soleil de Québec, André A. Bellemare, a prouvé par le ridicule, dans une de ses chroniques, l’inqualifiable scandale du registre des armes à feu qui nous a coûté deux milliards $ en 10 ans.

Le député conservateur aux Communes, à Ottawa, Garry Breitkreuz a réussi à apprendre, avant l’élection des conservateurs, que le gouvernement canadien avait dépensé 527 millions $, depuis 1995, seulement pour payer les firmes privées d’informatique qui ont fourni leurs services pour enregistrer six millions d’armes à feu.
Il en a donc coûté près de 100 $ pour enregistrer chaque arme à feu sans que cela ait vraiment eu des impacts notables sur la criminalité avec ces armes.

Pendant ce temps, se permet de comparer le collègue du Soleil, le gouvernement du Canada a fait enregistrer 40 millions de vaches (de la naissance jusqu’à la boucherie, avec un système de "traçabilité" comportant une étiquette numérotée sur l’oreille, dans le cadre de la prévention de la maladie de la vache folle) au coût de 8 millions $.

Il en coûte donc 0,25 $ (25 sous) par vache. Le système d’enregistrement des vaches a coûté 400 fois moins cher pour enregistrer une vache qu’un fusil ou une carabine.

Michel Vastel, dans le magazine L’Actualité du mois d’avril, ajoute une autre dose de bon sens pour l’abolition de ce programme.
"Une statistique tirée du récent livre Freakonomics (HarperCollins) de l’économiste américain Steven D. Levitt : les piscines tuent plus que les armes à feu aux États-Unis.
Chaque année, 550 enfants se noient dans des piscines, soit un par tranche de 11 000 piscines. Par ailleurs, ajoute le chroniqueur, 175 enfants meurent d’accident lié aux armes à feu, soit un pour chaque million d’armes.
Statistiquement, les piscines de jardin tuent 100 fois plus que les carabines de chasse. Pourquoi n’a-t-on pas pensé à les enregistrer et à ficher leurs propriétaires ?",
ironise Michel Vastel.

Il en rajoute : "Dans une enquête récente, The Toronto Star a dressé la carte géographique des armes à feu en Ontario à partir du registre fédéral. Comme on pouvait s’y attendre, c’est dans les zones rurales de l’ouest de la province qu’on en a recensé le plus : en moyenne, on y dénombre 47 armes à feu pour 100 résidences. Et à Toronto, où sont commis presque tous les crimes impliquant les armes à feu en Ontario, on ne compte que deux armes enregistrées par tranche de 100 foyers".

Il faut se rappeler que cette loi a été votée après le massacre de la Polytechnique où 14 femmes ont été tuées par un tireur fou.
Le registre des armes découle du lobby féminin qui a réagi en exigeant un contrôle des armes, après cette tuerie machiste. "Cette loi a été conçue pour séduire entre autres, un électorat urbain, peu au courant de la réalité du sujet", ajoute Vastel.

Attendez le rapport de la vérificatrice générale qui devrait sortir bientôt, et vous comprendrez pourquoi il ne faut pas s’opposer à l’abolition du registre des armes à feu. C’est un scandale dix fois pire que celui des commandites.

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