Des gardes du corps musclés !
Drôle d’ambiance : durant l’Assemblée Générale, des agents de sécurité au physique impressionnant, ont assuré le contrôle et la protection des Assemblées Générales ordinaire et extraordinaire pendant 2 jours. Mais que craignait le président de la FFTir pour avoir embauché cette société de protection ? Coût de l’opération 12000 €. Serait-ce la crainte de voir débarquer les Air Softeurs qui, comme vous pouvez l’imaginer, sont fort mécontents ?
Non seulement le président de la FFTir veut mettre la main sur leur hobby mais de plus, il demande une règlementation plus contraignante pour le classement des armes à bille. Alors pourquoi a-t-il conclu une convention avec une toute nouvelle fédération [1] à peine créée. Le but de cette convention : « le Tir Sportif de Vitesse “Air soft” (TSVA) qui est un lien évident entre la FFTir et la FFA. »

- Le pistolet perroquet
- Une arme qui ne ressemble pas à une arme !
Il semble que le même président ne soit pas intéressé par « le jeu d’air soft » et l’ensemble des activités liées aux objets « ayant l’apparence d’une arme ». C’est pourquoi il se tourne vers une arme qui ne ressemble pas à une arme : le pistolet perroquet [2]. C’est heureux car l’activité principale des air softers est une sorte de wargame qui consiste à se tirer dessus avec des répliques d’armes automatiques. Certaines pratiques (milsim) sont même proche de la reconstitution historique de batailles. L’air soft est un jeu de simulation grandeur nature bien loin du tir sur cible. Le mélange des genres ne parait guère approprié pour chacun des milieux.
Or le président de la FFTir demande en contrepartie que les air softeurs s’associent aux tireurs sportifs, aux collectionneurs, aux chasseurs et aux archers, sous une bannière collective qui aurait pour but d’opposer au législateur un consensus élargi pour la défense de nos intérêts communs.
Ce mélange de genre peut faire très mauvais effet à côté des véritables armes à feu. Elles sont toujours constamment la cible des médias toujours prompts à critiquer ceux qui s’y intéressent. L’attitude digne et stricte à l’égard des armes à feu est la sauvegarde de notre belle passion.
Des mécontents !
Il faut dire qu’a l’entrée de la réunion, les présidents de ligues parlaient tous du tract qu’ils avaient reçu par la poste et qui dénonçe une gestion « musclée » où des salariés ont été virés brutalement avec pour conséquence une cascade de recours aux prud’hommes. Il épingle aussi des dépenses somptuaires dont voitures de luxe pour le président et le secrétaire général et des notes considérables de consultations de communications et d’avocats qui donne l’impression aux licenciés d’une dilapidation de l’argent de leurs cotisations. Mais que se passe-t-il à la fédé habituellement si calme ?
Modification des statuts
C’était le sujet important de cette AG extraordinaire. Dans cette modification on organisait le circuit court : centraliser la distribution des licences à la FFTir alors qu’actuellement elles passent par les ligues qui ont une délégation pour les délivrer aux clubs.
Cette modification statutaire a été rejetée par une large majorité ; en effet les ligues ont bien compris que leur budget ne viendrait plus de cet encaissement de licences, mais serait reversée par la fédé. Elles deviendraient alors « sujet » du centralisme et comme dans une mise sous tutelle, elles perdraient toute indépendance en « quémandant » des subsides qui pourraient être donnés « au mérite ». Les ligues savent bien qu’une dictature même douce, rend apathique.
Devant le rejet de la modification statutaire à l’AGE, [3]] le président a alors sorti du chapeau [4] une motion [5] qui a été affichée aussitôt au « tableau ». Son but est de faire admettre « à titre expérimental » et sur la base du « volontariat » la centralisation par l’informatisation qui venait d’être refusée une heure avant. Dans l’extrême confusion de cette AGO, elle a été adoptée, cela malgré qu’elle n’ait pas été mise à l’ordre du jour, ni étudiée par la commission juridique, ni réellement discutée, etc... Pour un peu, on se croirait un 18 brumaire !
Une décision illégale
Un certain nombre de présidents de ligues ont réagi ultérieurement. Après avoir consulté des juristes, ils soulèvent dans une protestation, l’illégalité de cette décision remportée à la hussarde. Ils notent son absence de fondement juridique qu’ils trouvent affligeante, elle est en infraction totale avec les statuts et les règlements de la fédération. De ce fait elle engage la responsabilité de ses auteurs et pourrait même aboutir devant les tribunaux.
L’avenir immédiat semble orageux, mais de nombreux présidents de ligues déplorent le comportement de l’actuel président de la FFTir qui impose la démocratie par la dictature.
Qui sème le vent, récolte la tempête. [6]
| La protestation des ligues et le tract nous ont été fournis par un président de ligue lucide qui nous a expressément autorisé à les publier. |