Mais les arguments de monsieur Sarkozy sont pour le moins surprenants ! :
– Surprenant et déroutant, d’entendre un ministre conseillant aux citoyens respectueux des lois de se fier à l’efficacité de la réponse judiciaire (sic), 48 heures après avoir dénoncé le laxisme de l’autorité judiciaire.
– Surprenant et troublant, d’entendre conseiller de s’en remettre à l’efficacité des services de police et de gendarmerie , à un moment où des évènements tragiques nous montrent que ces services n’arrivent même pas à garantir la sûreté de leurs membres. Et où souvent les citoyens respectueux des lois ont plus à craindre que les truands.
– Surprenant et erroné, qu’un ministre chargé de la sécurité puisse prétendre que la détention d’arme à titre privé c’est dangereux !
Cette allégation n’est confirmée par aucune étude. Même les assurances ne prennent pas en compte la présence d’armes pour le calcul de leurs primes.
Et la chasse et le tir sont parmi les sports de plein air des plus surs !
– Surprenant et inquiétant, de constater qu’un candidat avéré à la magistrature suprême et à ce titre gardien de la Constitution adopter la maxime du socialiste allemand Max Weber (1864-1920) selon laquelle, l’Etat aurait le monopôle de la légitime violence. Ce qui est contraire aux principes fondamentaux de la République exprimés clairement lors des travaux préparatoires à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Assemblée nationale, [1]
– Surprenant et cocasse, d’entendre le ministre qui a supprimé dans les faits la détention d’armes non létales par les particuliers1, s’offusquer à la pensée qu’un honnête homme puisse résister à l’oppression d’un agresseur…par tous les moyens.
Décret n° 1463 du 23/11/05 et Arrêté du 22 août 2006
Changements fondamentaux [décret de novembre 2005] Ce décret est attaqué devant le C.E.
– Surprenant et angoissant, que par une menace à peine voilée le ministre chargé des Libertés publiques ne laisse, aux citoyens respectueux des lois, injustement agressés comme seule alternative le risque d’être porté par 6 ou jugé par 12 !
– Surprenant et saugrenu, de constater qu’un membre du gouvernement fait l’amalgame entre la simple détention d’une arme à feu et la constitution de milices. D’autant plus, que ce même ministre a lui-même indiqué dans un télégramme du 3/01/03 aux préfets que les autorisations ne portent que sur des armes de 4e catégorie ou de 1re catégorie des paragraphes 1 à 3.
Ces armes, dont la conception date du XIXe siècle pour la plupart ne sont donc pas celles qui seraient employées par un mouvement subversif.
La constitution de milices n’est pas dans notre tradition républicaine. Mais le fondement de la Défense de la République repose sur le Peuple. L’instauration d’une Garde Nationale serait donc urgente.
– Surprenant et burlesque, d’ouïr le ministre qui a introduit dans la réglementation française le port d’armes pour des particuliers et les personnalités étrangères sans aucune vérification de leur aptitude, ni même de leur capacité médicale, douter de la capacité de ses concitoyens à utiliser des armes à feu.
Ces dispositions outre qu’elles ouvrent la voie à l’arbitraire le plus total, sont plus laxistes que celles qui régissent le port d’arme cachée aux USA !
En conclusion,
Il est vivement conseillé à ceux qui voudraient solliciter nos suffrages de respecter notre Constitution et les lois de la République. La loi soumet certes à autorisation l’acquisition et la détention d’armes de certaines armes, mais n’interdit que L’acquisition ou la détention de plusieurs armes de la 1re ou de la 4e catégorie par un seul individu, sauf dans les cas prévus par décret d’application (article L2336-1 du code de défense, ancien article 15 du décret-loi du 18 avril 1939).
L’interdiction, par voie réglementaire ou par une quelconque décision administrative, de l’acquisition et la détention d’une arme et une seule de ces catégories par un citoyen sensé et respectueux des lois, serait entachée d’arbitraire et illégale.
Dès 1792, notre Parlement a affirmé ce droit et en a même fait un devoir :
L’Assemblée nationale, considérant que, dans un état libre, tous les citoyens doivent être pourvus d’armes de guerre, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur Constitution. (…) (Décret des 17 au 17 juillet 1792 relatif à la manufacture d’armes de Moulin.)
La détention d’armes par les citoyens a donc été dès l’origine un droit et un devoir.
La revendication de ce droit naturel et universel est partagée par l’ensemble des citoyens libres de par le monde.
Sir W. BLACKSTONE : , And, lastly, to vindicate these rights, when actually violated or attacked, the subjects of England are entitled, in the first place, to the regular administration and free course of justice in the courts and law ; next, to the right of petitioning the king and parliament for redress of grievances ; and, lastly, to the right of having and using arms for self-preservation and defense.
[2]
Traduction : Et en dernier lieu, afin de défendre ces droits [les droits des Anglais mentionnés par Sir William Blackstone] quand ils sont violés ou remis en cause, les sujets anglais ont le droit, premièrement, de recourir à l’administration régulière et aux tribunaux ; ensuite de présenter leurs griefs au Roi et au Parlement ; et enfin de détenir et d’utiliser des armes pour leur préservation et leur défense .