Gazette des armes n° 444 juillet-août 2012

Le papy de Lyon fait de la résistance

vendredi 6 juillet 2012, par Jean-Jacques BUIGNE fondateur de l’UFA

Ce collectionneur lyonnais, dont la collection a été détruite en septembre 2011, est très amer. Il a passé toute sa vie à réunir des armes antiques totalement inoffensives.

Même le représentant du Préfet le reconnaissait dans une interview à FR3 Rhône Alpes [1]. Et pourtant, il a été
« convaincu » d’abandonner sa collection de grande valeur à la destruction. Pour couronner le tout, le dossier a été classé sans suite, aucune infraction n’ayant été relevée contre lui. Alors que s’est-il passé ? Il serait possible que les autorités n’aient pas voulu laisser des armes dans les mains de ce collectionneur.
Le pire réside dans l’absence d’un certain nombre d’objets : ils ne sont plus dans sa collection et ne figurent pas dans le PV de saisie…

Aujourd’hui René Ferras va mieux et est décidé à aller plus loin, il a reçu le soutien de l’Union Française des amateurs d’Armes. Cette affaire passionne tous les collectionneurs de France qui ont pris en « affection » ce vieux collectionneur. Sentant qu’ils peuvent eux aussi être les victimes d’injustice.

D’autant plus que la destruction d’objets d’art ou historiques se pratique couramment dans les greffes. L’UNESCO a bien pris un accord international pour lutter contre la destruction d’objets d’art en temps de guerre, mais aucune disposition n’existe pour le temps de paix.

Montage photo.

 Article Gazette des armes d’octobre 2011
 Article Gazette des armes de décembre 2011

Les vidéos de France 3
9 septembre 2011 : Des centaines d’armes découvertes chez un retraité - 11 septembre 2011 Les armes de René Ferras vont être détruites -suite et fin.
 sur le Salon de l’Arme à Villeurbanne le 21 novembre 2011

Le progrès de Lyon du 7 septembre 2011 - du 9 septembre 2011

 24 mai 2012 : le progrès de Lyon,


[1Au cours de l’interview sur FR3 Rhône Alpes, le 9 septembre 2011, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts,Ppréfet délégué à la défense et à la sécurité, déclare que : “il n’y avait pas réellement de danger, mais par contre il y a de nombreuses armes dont la détention est interdite. Le procureur déterminera la suite à donner à cette affaire”. On sait que ce dernier a classé l’affaire, il n’y a donc pas d’infraction. On nage donc dans l’improvisation.