Au début du XXe siècle le tir sportif rassemblait quatre cent cinquante mille tireurs dans le pays. Mais après la seconde guerre mondiale, ce sport exigeant a sombré en déserrance. De nombreux stands de tir ont été détruits par l’occupant et les armes déposées en mairie au début des années 40 ont disparu pour la plupart.
Le décret-loi du 18 avril 1939, réglementant l’acquisition et la détention des armes, a éloigné du tir de nombreuses personnes découragées par cette réglementation.
Les sociétés de tir n’ont plus assez de moyens, humains ou financiers, et cette activité où brillèrent par le passé tant de champions français devient un sport mineur. Il est, heureusement, encore porté par l’olympisme.
L’activité reprend doucement et le 18 février 1953, l’Union des Sociétés de Tir de France devient la Fédération Française des Sociétés de Tir. Le 15 mars 1967, elle fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir (FFTir).
La Fédération Française de Tir ne compte alors que trente mille membres, mais elle est placée sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports. Outre la préparation aux Jeux Olympiques, celui-ci pourvoit à l’encadrement technique. Cela va permettre de donner une véritable formation aux nouveaux tireurs et de concevoir des stands de tir modernes. Les stands qui n’étaient plus fréquentés que par des réservistes, des gendarmes ou des policiers s’ouvrent petit à petit à une nouvelle génération de tireurs.
Depuis, grâce à l’engagement des dirigeants, des licenciés et des bénévoles, la FFTir n’a cessé de progresser tant par le nombre de ses adhérents que par ses résultats sportifs.
300 000 licenciés, ce n’est qu’une étape. Les 450 000 membres de 1920 pourraient être atteints si de nouveaux stands voient le jour pour les accueillir.
