Il y a 5 ans, dans le cadre de la lutte anti-terroriste, un groupe d’information du corps de la Police Nationale (CNP) a procédé à la saisie d’armes neutralisées ou anciennes et de divers équipements militaires. Ces armes et équipements étaient destinés à la production cinématographique par une petite entreprise familiale, Cantabrico Militaria (CM). Notons que ce corps de police s’était déjà illustré par plusieurs fiascos toujours en outrepassant le cadre d’une mission d’ordinaire réservée à la Guardia Civil,

Cette opération effectuée sans saisine préalable de la Guardia Civil, a bénéficié d’une publicité retentissante malgré son échec qui s’est révélé au fur et à mesure des investigations. Avec la participation d’Europol, elle a été à son terme procédural.
Alors que la détention légale de ces armes était parfaitement établie, le 14 mars 2017 ces armes ont été exposées lors d’une conférence de presse. L’entreprise continuait d’être présentée comme principal fournisseur d’armes aux jihadistes en Europe !
« Il n’est pas anodin de rappeler que ces évènements ont précédé de fort peu le traitement final de la directive européenne sur les armes à feu et ont influé fortement sur son durcissement. »

Le préjudice causé à la famille, père et fille, a été énorme : emprisonnés pendant trois mois, quasi ruinés aujourd’hui, image durablement écornée car victimes d’un lynchage médiatique par des media qui aujourd’hui encore tentent d’exonérer la Police Nationale d’une incompétence monumentale et d’un manque de professionnalisme en considérant les attendus du jugement qui a cassé la procédure point par point.
La justice donne raison au costumier armurier
Notons qu’il aura fallu 5 ans pour que le jugement tombe, après toute une série de manœuvres dilatoires de la Police Nationale qui refusait de communiquer les résultats embarrassants des expertises du Corps National de Police (CNP). Et aussi les certificats de neutralisation, soi-disant pour les besoins de l’enquête, mais en fait enterrés sous les armes stockées à l’air libre dans des conteneurs et restituées en 2021 dans un état déplorable.
Sans l’appui d’un haut magistrat et du principal expert espagnol en balistique, la vérité n’aurait pu émerger dans un domaine qui nécessite une parfaite connaissance des armes et de la législation.
Il reste à souhaiter que la procédure enclenchée par la famille en vue d’être dédommagée de l’ensemble des préjudices qui lui ont été causés aboutira dans les meilleurs délais.
Pour ce qui est de l’UFA, nous restons une sentinelle attentive à prévenir ce type de dérapage en apportant notre propre expertise en défense de certains collectionneurs, et plus largement à développer notre capacité d’action par l’obtention du label d’association reconnue d’utilité publique.
Voir l’article : Fiasco colosal de la operación « Portu »
Rel. L- 09/05/22