
Son but est bien de compenser la connaissance de la majeure partie des forces de l’ordre, généralement limitée à celles des armes de dotation, éventuellement étendue chez ceux chasseurs, tireurs sportifs ou collectionneurs, qui figurent en nombre moindre dans leurs rangs.
Sur le terrain, Basegun viendrait donc compléter le dispositif d’identification des armes en circulation en France.
En effet, les services de police saisissent 6 à 7 000 armes par an, dont certaines requièrent un bon niveau de connaissances ou d’expertise pour en déterminer l’identification précise.
La police judiciaire estime ainsi que 15 à 20% des armes saisies sont mal ou non identifiées, donc mal classifiées dans les catégories et 5 % d’entre elles relèvent de la catégorie A.
Cette situation conduit à des absences de poursuites ou des poursuites pénales injustifiées ce qui encombre la justice inutilement et contribue à la création d’un sentiment d’injustice de la part du « présumé » délinquant.
Quant aux professionnels ils rencontrent parfois des difficultés à identifier rapidement une arme parmi les milliers de fiches du Référentiel Général des Armes (RGA).
Toutefois, Basegun, ne différencierait pas la manufacture russe de celle chinoise d’une AK 47, mais permettrait uniquement d’attirer l’attention sur son mode de fonctionnement différencié, automatique, semi automatique, à répétition, et donc le classement de l’arme.
Le complément venant d’une manipulation pour déterminer s’il s’agit d’une arme neutralisée, d’une reproduction en plastique ou zamak voire d’une expertise pour déterminer si l’arme a été fabriquée directement en semi-automatique,.
Outil d’information et de vulgarisation, Basegun n’affecterait pas le rôle incontournable de l’expert humain issu des laboratoires de police scientifique et de ceux indépendants auxquels la justice que les forces de police et de douanes, les magistrats, sollicitent pour opérer un classement plus assuré des armes saisies.

Il répondrait donc à un besoin bien identifié de vulgarisation de connaissances, de gain de travail pour les forces de l’ordre qui contribuerait à améliorer leur image sur le terrain.
Le système Basegun a été développé par des jeunes intégrés dans le programme « Entrepreneurs d’intérêt général » (EIG) qui leur permet de répondre aux défis numériques lancés par l’administration. Ils travaillent hors la hiérarchie habituelle. Vidéo de présentation. La version béta pour essayer. |
Rel. L- 20/01/22