Présenté par un groupe de députés de tous bords, ce texte a obtenu une large majorité.
« Cet amendement (…) va intégrer les citoyens dans un cadre plus large des efforts visant à assurer la sécurité de la République Tchèque » s’est félicité le ministre de l’Intérieur, Milan Chovanec.
Mais il faut encore que cette modification de la loi fondamentale soit approuvée par le Sénat et promulguée par le président Milos Zeman.

« Ni personne, ni les institutions supranationales et intergouvernementales, n’ont le droit de dicter à un Etat souverain et démocratique comment assurer sa défense et sa sécurité » a affirmé une co-auteure du texte, Jana Cernochova.
Souvenons-nous que la République Tchèque faisait partie des pays en tête de l’opposition à Bruxelles : elle ne voulait pas que les règles de détention d’arme ne soient pas trop durcies. Cela alors que d’autres États comme le Luxembourg et la France voulaient exactement le contraire avec une législation plus restrictive.
« Nous ne voulons pas désarmer nos citoyens au moment où la situation en Europe empire en matière de sécurité » vient d’affirmer M. Chovanec mercredi devant les députés.
La décision risque de déplaire fortement à l’Union Européenne, dont le Parlement
« Montrez-moi une seule attaque terroriste en Europe perpétrée par une arme légalement détenue » a insisté le ministre, qui avait annoncé plus tôt ce mois-ci que Prague allait prochainement déposer une plainte auprès de la Cour de Justice de l’UE contre ces nouvelles règles européennes.
La Directive avait provoqué un tollé surtout parmi les chasseurs, les tireurs sportifs et les collectionneurs. Selon M. Chovanec elle frapperait « pratiquement tous les 300 000 détenteurs légaux d’armes » en République Tchèque.
- Voir page 2 de cet article, comment les tchèques pourraient remettre en cause la Directive ?
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