Les premiers fusils semi-automatiques militaires sont aussi rares que les premiers pistolets semi-automatiques. Eux aussi sont souvent desservis par un fonctionnement délicat et complexe, très loin des réalités opérationnelles contemporaines. Si l’on ajoute à cela que la répétition semi-automatique brutalise les pièces et que les rechanges sont aujourd’hui introuvables, on comprendra que la vocation de ces armes n’est plus d’effectuer des tirs réguliers mais de séjourner dans une vitrine. Les fusils semi-automatiques américains, en dehors de prototypes que l’on ne peut plus espérer trouver aujourd’hui hors des musées, sont les deux concurrents malheureux du fusil Garand M1 : le Pedersen et le Johnson.
Carabine d’aviateur Mauser
Cette arme mise au point peu avant la guerre de 1914-18 résulte des derniers travaux effectués par Paul Mauser. Elle a été mise en service à très petite échelle dans les escadrilles d’aviation allemande « au temps des carabines », c’est à dire avant que les aéronefs ne soient équipés de mitrailleuses. Après l’entrée en service des mitrailleuses de bord, le mécanisme de cette carabine fut essayé sur
une arme étudiée pour les troupes de forteresse, mais dont le développement fut arrêté du fait de son coût de fabrication trop élevé. Les exemplaires de carabine d’aviateur qui n’avaient pas été détruits dans les flammes d’un avion abattu, furent pour la plupart mis au pilon après 1918 à la demande des Alliés. Ces armes sont aujourd’hui de véritables raretés.