La première édition remonte à 1984, à une époque où les systèmes d’information n’en étaient qu’à leurs balbutiements, où la surveillance vidéo commençait tout juste à émerger et où le RAID ne serait créé que l’année suivante.
Depuis une quarantaine d’années, Milipol Paris est l’événement mondial de référence dédié aux professionnels de la sécurité. Il constitue le lieu où sont présentées les dernières innovations technologiques du domaine, afin de répondre efficacement aux besoins présents et futurs du secteur ainsi qu’à l’évolution des différentes menaces.
Le salon doit sa notoriété au professionnalisme de ses participants, à son orientation résolument internationale — avec 55 % des exposants venus de l’étranger — et au nombre d’entreprises qui y présentent des solutions innovantes.
L’objectif, cette année, était d’accueillir plus de 30 000 visiteurs et, au vu du nombre de personnes qui arpentaient les allées des multiples halls d’exposition, il y a fort à parier que le défi a été relevé
Un salon High Tech
La première impression lorsque l’on visite MILIPOL, c’est l’omniprésence de matériel à haute technicité, qu’il s’agisse de véhicules, de matériel tactique, d’armes ou d’innovations qui semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction. J’en veux pour exemple la quantité de drones présentés sur le salon, du plus petit au plus imposant, ainsi que deux robots, à l’allure de canidés, commandés par des opérateurs. Ces robots sont destinés à la détection et à la neutralisation de colis suspects, et pourraient être équipés de systèmes d’armes.
Dans un contexte de réarmement général en Europe, plusieurs véhicules blindés étaient également exposés par des sociétés comme KNDS, qui fournit aux forces de l’ordre des véhicules blindés tels que le Griffon.
Une vitrine pour le ministère de l’intérieur
Visiter MILIPOL, c’est aussi aller à la rencontre des unités d’élite du ministère de l’Intérieur, du RAID au GIGN, qui exposent leurs matériels — des plus simples aux plus sophistiqués — utilisés dans leurs missions de protection de la population. On y fait également de belles rencontres, comme celle de Christian Prouteau, fondateur et premier commandant du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale, puis du Groupe de sécurité de la présidence de la République, croisé dans l’une des allées du salon.
Des armes d’ici et d’ailleurs
Les armes exposées sur le salon présentaient une grande variété de modèles et d’origines, avec une forte présence de systèmes anti-drones.
Concernant les armes à feu, les grands fabricants étaient bien représentés : de Smith & Wesson à Heckler & Koch, en passant par CZ, Colt, Beretta, Walther, Springfield Armory, FN… Sans surprise, la plupart des armes d’épaule étaient conçues sur une base de M4, même si l’on pouvait observer, ici et là, quelques innovations mises en avant par les industriels.
Les pistolets semi-automatiques dominaient largement le secteur des armes de poing. Seul le stand de Smith & Wesson présentait encore un ou deux revolvers. Chiappa, de son côté, mettait en avant son modèle Rhino.
Dans les domaines militaire comme cynégétique, la Turquie confirme sa forte présence sur le marché, avec plusieurs stands particulièrement bien fournis.
Les fabricants français étaient représentés par Rivolier, accompagné de marques partenaires telles que Safariland, spécialiste des protections balistiques et accessoires professionnels, Tasmanian Tiger, reconnu pour ses équipements de transport et de stockage, Streamlight, leader des solutions d’éclairage tactique, ainsi que Sig Sauer, référence en armement de précision, ou encore Verney-Carron pour la gamme Flash-Ball.
PGM, pour sa part, exposait ses fusils Hécate II en calibre 12,7 × 99 OTAN, Mini Hécate II en calibre .375 Swiss P, ainsi que l’Ultima Ratio en calibre .308 Winchester.
Milipol est un grand et beau salon qui permet d’appréhender les tendances du moment en matière de défense et de sécurité. La prochaine édition en France ne se tiendra qu’en 2027.






















