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Article paru dans la Gazette des Armes n° 502 de novembre 2017

Les banques "virent" leur clients armuriers

La finance hoplophobe

jeudi 21 janvier 2021, par Jean-Jacques BUIGNE fondateur de l’UFA (publié initialement le 17 octobre 2017)

Nous savions déjà que les transporteurs de colis postaux refusent d’acheminer des armes, même anciennes, sous prétexte que c’est interdit par leurs conditions de vente qu’ils font eux-mêmes. La raison profonde est qu’ils croient que les armes sont « politiquement incorrectes ».

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Une société américaine voulait développer un concept de chariot pour stand de tir. Sur un site de financement participatif, sa page a été supprimée sous prétexte qu’il s’agissait d’armement.

Mais le monde des armes est également confronté à celui de la finance qui pratique le même ostracisme. Ainsi Paypal bloque les comptes des marchands d’armes. Alors qu’un jour je leur expliquais qu’un pistolet AN XIII est une antiquité inoffensive, l’interlocuteur m’a répondu « mais si on met une balle et de la poudre, cela peut tuer ? ». Imaginez le trésor d’arguments que j’ai pu employer, mais cela a été en pure perte.

Mais il en est de même pour les grandes banques telles que : le LCL, la BNP, le CIC, la BPI, le Crédit Mutuel, NATIXIS, la plus part des "business angels" et autres sociétés de financement participatif telles que Kickstarter etc et quelques autres. Tous ces organismes refusent de financer le développement de petites entreprises d’armement, même si elles sont innovantes.
Ainsi, l’industriel Armacorps dont les produits intéressaient le Ministère de la Défense, s’est vu répondre qu’il aurait intérêt à faire porter son projet par une grand entreprise ou de partir à l’étranger. On lui a fait comprendre qu’il en est de même pour toutes les petites entreprises.

Evidemment tout le monde ne s’appelle pas Dassault !

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Cliquez sur l’image pour agrandir.

Lire aussi :
- 11/10/2017 : Lâché par les banques qui ne veulent plus financer de l’armement à l’exportation, Manuhrin serait racheté par des étrangers.

- 2021 : l’armurier Daniel Cornet (Son site Internet.) est chassé par sa banque ING dont il est client depuis 35 ans. La raison : il vends des armes et c’est politiquement incorrect !
De sont côtés ING explique qu’elle vient de mettre à jour sa politique en matière de risque environnementaux et sociaux. Ainsi le groupe « n’accepte plus des clients impliqués dans la fabrication ou la vente d’armes légères et de petit calibre destinées à être utilisées par des particuliers ou le secteur privé. »

-  2024 : Un armurier titulaire du CQP et de l’agrément d’armurier, se voit sévèrement questionné :
Alors qu’il est client de sa banque depuis 40 ans, lors de l’ouverture de sa Micro Entreprise pour vente d’armes anciennes de collection, sa banque lui demande de justifier des dépenses qu’il a faites à partir de son compte.

- Les autres banques : Il y a également trois autres banques belge et néerlandaise qui suivent les traces d’ING Bank : SNS Bank, KBC Bank et Bank van Breda qui viennent d’avertir leurs clients armuriers, importateurs ou distributeurs d’armes au Pays-Bas et en Belgique qu’elle ne les voulaient plus comme client. Les quatre banque expliquent que pour des raisons d’éthique elle ne veulent plus héberger leurs capitaux. Ainsi, les banques qui ont une attitude prude à l’égard du commerce des arme civiles de petit calibre, ferment pudiquement les yeux sur les trafics d’état, comme celui de la France qui s’illustre comme au 3ème rang du commerce mondial.

Voir aussi : Pour se séparer d’un client, la banque vérifie les armes acquises.
 

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